Ce qui au départ semblait être un bug informatique ne l’est finalement moins. Plusieurs activistes de la diaspora africaine en France ont été surpris ce mercredi 20 novembre 2019 par la désactivation de leurs comptes Facebook. Mais qu’est-ce qui explique les raisons de cette censure délibérée ?

Ils viennent de la République Démocratique du Congo, du Niger et du Tchad. En phase avec les pouvoirs en place de leurs pays, ils vivent en France, au pays de la liberté. A des milliers de kilomètres de chez eux, ils continuent par lutter contre les régimes dictatoriaux de leurs pays, parce que bénéficiant d’un espace d’expression libre qu’est la France. Ces militants citoyens appelés activistes maitrisant tous les outils du web 2.0 les utilisent pour éduquer les jeunes dans leurs pays, participer aux actions citoyennes…  Leur plateforme la plus utilisée pour communiquer avec les internautes est sans conteste Facebook.
C’est après plusieurs tentatives de connexion au réseau social Facebook sans succès que les activistes ont compris la gravité de la situation.

C’est à travers ce tweet que l’activiste tchadien Abdelkerim Yacoub Koundougoumi informe les internautes de la désactivation de son compte Facebook. Abdelkerim qui est par ailleurs responsable Afrique Centrale d’Internet Sans Frontière.

Ibangolo Abel (Abel Maina), très active sur Facebook qui tweet à son tour est convaincu qu’il y ait forcement des mauvaises intentions derrière. Un avis dont beaucoup d’internautes partagent. Assileck Halata, activiste tchadien, lui aussi victime de cette censure écrit :

Des recours ont été introduits auprès du bureau Facebook Afrique afin de connaître les vrais raisons de la désactivation de ces comptes qui sont en contradiction avec les standards de Facebook. Cette désactivation des comptes Facebook des militants africains résidants en France laissera sans doute une tâche dans la relation qu’entretient Paris avec les pays d’Afrique francophone. Cette France qui est de plus en plus contestée par les jeunesses africaines sur le continent.

Sur la toile, plusieurs activistes africains et certaines organisations dont la ligue africaine des activistes sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté d’expression.