En réponse au meurtre d’écoliers dans la ville de Kumba, dans le sud-ouest du Cameroun, le 24 octobre, l’artiste slam Faithfull et le journaliste Wainwain Ayumchua ont écrit leurs pensées. Pour des raisons de sécurité, le journaliste écrit sous le pseudonyme Wainwain Ayumchua . Le vrai nom du journaliste est connu par nos rédacteurs.

Auteur : Faithfull

Indignez.

J’avoue je suis fatigué. 

Ça ne suffit plus mais il faut se poser juste une question : de savoir réellement à qui profite cette guerre ? Où le peuple camerounais et son avenir se retrouve entre deux feux. Oui, je ne suis qu’un petit observateur, un simple artiste, le genre que son avis ne compte pas sur les plateaux de télévision et depuis 4 ans tous les dimanches je suis amusé de voir qu’on invite des politiciens pour donner leurs avis comme solution à la crise Anglophone.

C’est très malhonnête puisque chacun vient défendre sa chapelle et contribue d’une manière comme une autre aux horreurs comme ceux d’hier. Nous avons besoins des personnes neutres dans vos plateaux de tv qui feront part de leurs idées pour résoudre ce problème sans accuser qui que ce soit pour enfin mettre fin à cette crise qui ne sert à personne. Disons non aux analyses partisanes de nos politiques qui enveniment cette guerre où chacun veut dire c’est la faute de tel. Non, nous sommes tous fautifs mais encore plus ceux qui ont les armes.

Je vais pour ma part, vous dire ou le bas blesse. Oui, je vous assure je suis très content qu’on ait tuéun soit disant chef commando des Ambazoniens, mais faire de la propagande était il utile ? Montrer un corps sans vie en plein carrefour, j’ai vu plusieurs medias relayer ces infos d’un corps sans vie en plein carrefour et j’ai su qu’il allait avoir une riposte danse les jour avenir mais sans envisager qu’ils allaient se vanger sur nos enfants. Voyez vous, il y a pas de gagnants ou de perdants dans une guerre surtout quand les innocents deviennent une cible. La vraie guerre se gagne idéologiquement et pour avoir une balance idéologique équitable il faut chercher àcomprendre pourquoi celui qui aimait hier est devenu si inhumain. Oui, il y a des raisons mais celles ci ne mourront jamais àcoup de feu et je sais que chaque fois qu’un camerounais meurt a cause de cette crise la haine grandie dans l’un des camps.  

Auteur : Wainwain Ayumchua

Cet article est une traduction automatique du anglais. Cliquez sur ‘English’ dans le menu pour lire le texte original.

La guerre qui consomme ses propres enfants : Massacres d’écoliers à Kumba

Le 1er octobre 2020, les forces ambazoniennes ont célébré incognito l’anniversaire de leur indépendance dans différentes localités du Cameroun anglophone. Cette célébration a été diffusée sur les médias sociaux, au grand dam des forces armées et du gouvernement camerounais. La majorité de la population est restée à l’intérieur et a refusé d’aller travailler par crainte de représailles de la part des militaires du gouvernement camerounais. Certains ont pris la journée si sacro-sainte qu’ils ont préféré rester à l’intérieur dans ce qui est devenu si à la mode au Cameroun anglophone, dans ce qu’ils ont appelé le « lockdown » ou kontri Sunday – toutcela en référence à l’absence d’activité commerciale en ville. La célébration n’était pas aussi spéciale qu’elle l’a été jusqu’à présent, mais elle a été réduite à sa plus simple expression dans les dernières décennies duXXe siècle. Pourtant, depuis 2016 et plus précisément en 2017, les jeunes anglophones et plus tard les hommes et les femmes se sont engagés dans une guerre prolongée avec des tactiques de délit de fuite, des tactiques de guérilla.

Le samedi 24 octobre 2020, l’information s’est propagée sur les médias sociaux, montrant le massacre d’une dizaine d’étudiants dont on pense qu’il a été commis par les combattants séparatistes armés. Les combattants séparatistes armés sont pour la plupart des milices qui se battent pour la restauration d’un pays utopique qu’ils appellent Ambazonia. Le calendrier du Cameroun anglophone a changé. La semaine commence le mardi et se termine le samedi car les forces d’Ambazonia ont imposé un verrouillage le lundi, connu sous le nom de « Ghost towns », afin que les étudiants puissent aller étudier le samedi. Au moins huit enfants ont été tués et une douzaine blessés après que des attaquants aient pris d’assaut une école dans le sud-ouest du Cameroun avec des fusils et des machettes, ont déclaré les Nations unies.

Des témoins oculaires racontent que comme d’habitude les séparatistes sont arrivés à moto et en civil, les hommes ont attaqué l’Académie Internationale Bilingue Mère Francisca dans la ville de Kumba, dans la région du Sud-Ouest du pays, vers midi samedi. Il n’y a pas eu de revendication immédiate de responsabilité pour cette attaque, décrite par l’ONU comme « la pire atrocité » depuis la reprise de l’année scolaire au début de ce mois. Il n’est pas clair si l’attaque était liée à une lutte continue entre les forces gouvernementales et les groupes armés dans l’ouest anglophone cherchant à former un état dissident. « Au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux », a déclaré le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) des Nations unies dans un communiqué.

Plus tôt dans l’année, le 14 février 2020, des dizaines de villageois, hommes et femmes, filles et garçons, et femmes enceintes ont été massacrés au milieu de la nuit et enterrés à la hâte à Ngarbuh, une localité du nord-ouest du Cameroun.

Comment le Cameroun est-il arrivé ici ?

La guerre d’indépendance des anglophones a commencé en janvier 2017 après que les chefs de file de la lutte Ambazonia aient été enlevés au Nigeria et ramenés au Cameroun, où ils ont été emprisonnés jusqu’à présent. Ces arrestations ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la marginalisation anglophone qui durait depuis plus de 50 ans. En 2016, les enseignants et les avocats avaient appelé à une grève pour demander au gouvernement de retirer les enseignants et magistrats francophones au Cameroun francophone. Le gouvernement dominé par les francophones n’a pas répondu aux questions soulevées par les avocats et les enseignants.