La cérémonie d’ouverture de la 5e édition du festival N’Djam s’enflamme en slam s’est déroulée ce mercredi 6 novembre 2019 à l’Institut français du Tchad. Ce festival durera cinq jours et rassemble à N’Djamena les représentants de 20 pays.

N’Djam s’enflamme en slam, le plus grand festival du slam africain revient avec une 5e édition. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce 6 novembre à l’Institut français du Tchad. N’Djamena se transforme ainsi en capitale du Slam en Afrique. Cette édition consacré au thème “Slam et Eve – Slam au féminin” est une occasion d’honorer les slameuses que compte le continent et le monde.

N’Djam s’enflamme en slam, un rendez-vous que personne ne souhaite rater et cela commence par le lancement. Après le discours de Pierre Muller, Directeur délégué de l’Institut français qui s’est interrogé: “Fallait -il attendre la 5e édition pour mettre les femmes à l’honneur ?” Une question qui a trouvé une réponse dans les explications de Didier Lalaye, membre de l’Association Tchad plus, promoteur du festival.

“Le festival international N’Djam S’enflamme en slam donne la parole aux femmes mais le donnait déjà aux femmes. Le concept Slam et Ève m’a été inspiré par Amee, slameuse ivoirienne. Elle a déclamé un texte à Bamako en 2015, intitulé Adam et Ève. Dans le texte, Ève était pilote, Ève était médecin et Ève était professeur.” explique Didier Lalaye, membre l’association Tchad plus.

Cette année le festival ne fait pas que mettre à l’honneur des femmes mais il sera aussi à l’origine d’un livre qui sera finalisé à l’issue de cette édition. Pendant une année, plusieurs de slameuse africaine ont été suivi. Des textes, des biographies, des vidéos ont été recueillit. Ainsi à la fin de cette édition un recueil de la vie de 13 slameuses sera écrit par Mirjam de Bruijn avec l’aide de quelque écrivain tchadien.

“Le livre n’est pas prêt. Mais être ici avec les slameuses va nous permettre de finaliser ce livre. Ce projet de livre accompagné d’un documentaire est ambitieux mais nécessaire. On a échangé avec des slameuses et on a découvert la force du slam. La force du slam change les idées sur les relations entre les hommes et les femmes, cela est tellement nécessaire. Ces slameuses ont pris la parole, les mots comme outils pour lutter pour la femme en Afrique. Le titre du projet est a relation avec les mots.” souligne Mirjam de Bruijn.

Des discours mais aussi des beaux textes lors de cette cérémonie d’ouverture. Deux textes savamment déclamés par Mariusca, invitée du Congo et un autre texte dit par Fatine Moubsit du Maroc. Puis Didier Lalaye, par ailleurs président de la Coupe d’Afrique de slam poésie (CASP) a présenté cet autre événement cette fois panafricain de slam dont la première édition s’est déroulée à N’Djamena en novembre 2018 et dont la deuxième s’annonce en 2020 du coté d’Addis Abeba en Éthiopie.

“La Coupe d’Afrique de slam poésie est constitué des ambassadeurs qui sont des représentants des pays auprès de la Casp. Ces ambassadeurs organisent des événements nationaux pour désigner un candidat qui va représenter leur pays à la coupe. Au-delà de l’aspect ludique et poétique, la Casp est ouvert à tous. Le but est de mettre en synergie toutes ces forces vives de l’Afrique afin que chacun puis se sentir chez lui n’importe où.” indique Didier Lalaye, ici en tant que président de la Coupe d’Afrique de slam poésie.

À la suite de cette présentation, le représentant de la Madame du développement touristique, de la culture et de l’artisanat, le directeur de la culture et des arts, M. Mbailassem Mbayo a ouvert officiellement cet événement international. Enfin le public a rejoint la salle de projection de l’Institut français pour suivre le court-métrage: “Voix des femmes” réalisé par Gaëlle Rauche.

Le festival international N’Djam s’enflamme en slam se déroulera du 6 au 11 novembre 2019. Cinq jours riches en formation, en concert, conférence dans les lycées et collèges. C’est aussi vingt pays représentés. Les activités se déroulent au Selasao, à l’IFT et le village artistique est à l’ex Rods Prod.