Pastoralisme nomade
Le projet « Soutien à la rédaction de rapports sur le pastoralisme nomade », mené par la GIZ et Voice4Thought, vise à renforcer la cohésion sociale et à réduire la polarisation, en particulier dans les zones pastorales où les violences sont fréquentes.
Depuis plusieurs années, le Tchad est confronté à des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, qui ont profondément affecté la cohésion sociale des communautés concernées. Selon un rapport de l’International Crisis Group, entre 2021 et 2024, plus de 1 230 personnes ont été tuées et plus de 2 200 blessées lors de différents affrontements agro-pastoraux dans le sud et le centre du pays[1]. Les populations rurales sont particulièrement exposées à cette insécurité. Ces conflits prennent souvent une dimension ethnique et religieuse, alimentée par des rivalités politiques qui accentuent les divisions au sein des communautés. La polarisation sociale et émotionnelle est également souvent renforcée par la diffusion de discours sur les réseaux sociaux. Malgré les mesures prises par le gouvernement pour prévenir ces violences, le risque d’atrocités demeure élevé, mettant à mal les relations entre éleveurs et agriculteurs.
Le projet forme des journalistes à produire des récits qui contribuent à réduire la polarisation et à faire contrepoids aux « bad buzz », souvent sensationnalistes et inexacts. Les articles rédigés par les participants à la suite de leurs enquêtes menées à Mao, N’Djamena, Pala, dans le Chari-Baguirmi et à Doba mettent en lumière des alternatives positives et inclusives pour lutter contre ces phénomènes.
[1] Crisis Group Africa Briefing No. 199, Nairobi/Bruxelles, 23 août 2024.