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Le Soleil Online, 18 November 2017

Festival « Voice 4 Thought » : L’art de combattre la radicalisation en donnant la parole aux jeunes

Beaucoup de voix s’élèvent pour dénoncer l’extrémisme et la radicalisation au Sahel. Les décideurs et les pouvoirs publics tentent tant bien que mal de trouver la panacée à ce phénomène tendant à s’ancrer davantage. C’est ce qui pousse la Fondation Voice 4 Thought à proposer un festival pour donner la parole aux jeunes qui constituent les principaux acteurs de ce mal.

D’un côté, l’artiste rappeur sénégalais Malal Almamy Talla alias Fou Malade, le slameur tchadien Croque-morts et Mirjam De Bruijn. En face, un groupe de jeunes venus de différents pays d’Afrique. Et, c’est parti pour des échanges au cours desquels chaque participant a son mot à dire sur le phénomène de la radicalisation. On est dans le cadre du Festival Voice 4 Thought, au titre duquel la fondation éponyme est en partenariat avec G Hip hop et Africulturban, entre autres personnes morales. Le rappeur Fou malade considère que cet événement cherche à décrypter la radicalisation en donnant la parole aux jeunes, à la population.

« Il est important que les Africains renouent avec leurs bonnes pratiques du vivre ensemble à l’image du cousinage à plaisanterie. Il faut que la nouvelle génération se réapproprie cela en y mettant ses propres outils », a-t-il avancé. « Pour nous, il est important de mobiliser les chercheurs et les gens de la rue. C’est pour cela que le concept tourne autour de l’académie dans la rue », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de ces ateliers, les participants venus d’une vingtaine de pays d’Afrique investissent les quartiers et les décrivent ensuite. Les ateliers se poursuivront jusqu’à samedi et seront suivis d’une session de restitution. Ensuite, d’autres ateliers de DJing suivront. Au menu de cette activité, des plateformes de discussions tous les jours et des projections de films les soirs.

Concerts en rap et en slam
Les participants viennent de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, Niger, Mali, Pays-Bas, Nigeria, Gambie, Mauritanie. Artiste slameur tchadien, Croque-morts a estimé que le fatalisme n’existe pas et qu’il suffit de croire en ce que l’on fait pour pouvoir réussir.

Coordonnatrice du festival et manager général de la fondation « Voice 4 Thought », Mirjam De Bruijn pense qu’aujourd’hui, il est important de se demander qu’est-ce qui pousse les jeunes et autres adultes à se radicaliser. « La question à se poser consiste à se demander si les jeunes qui se radicalisent intègrent les mouvements volontairement ? Qu’est-ce qui les pousse à se radicaliser ? Sont-ils réellement radicaux ou simplement mécontents au point de rejoindre des mouvements qui ont d’autres idées ? »

Autant de questions dont les réponses sont attendues lors des conférences, panels voire les prestations artistiques inscrites au menu de ce festival. Mirjam de Bruijn a rappelé qu’en 2012, avec la rébellion touareg, l’Etat a eu une réaction de peur si bien qu’au lieu de trouver un dialogue avec les jeunes qui se sont radicalisés, il les a arrêtés et mis en prison, les radicalisant du coup. « Il y a une sorte d’action-réaction qu’il faudra arrêter », suggère-t-elle.

Le festival « Voice 4 Though » s’est ouvert, hier, à Dakar, par une conférence tenue à l’Ifan sur les responsabilités des sociétés africaines face à la radicalisation. D’autres conférences sont prévues à Guédiawaye et à Pikine ainsi que des ateliers en graphisme et photo-vidéos. Les rencontres seront bouclées par des concerts en rap et en slam.

Abdou DIOP

 



Dakaractu, 12 November 2017

La fondation Voice 4 Thought et l’association Guédiawaye Hip Hop organisent une série de rencontres pour donner la parole aux jeunes

La fondation Voice 4 Thought et l’association Guédiawaye Hip Hop organisent, du 16 au 19 novembre 2017,  à Guédiawaye, Pikine et au Musée Théodore Monod de l’IFAN, des rencontres intitulées: Responsabilités des sociétés africaines face à la radicalisation. Conférences, ateliers  artistiques, concerts se succèderont durant trois jours, pour donner la parole aux jeunes et comprendre leurs initiatives, avec le soutien de l’Ambassade des Pays-Bas. L’accès est libre et gratuit.
Une conférence de presse est prévue le mercredi 15 Novembre à 10 heures au siège de Guédiawaye Hip Hop, au foyer de Wakhinane, en face du stade municipal de N’diarème.