Da Genius des Comores

La 38ème édition de la fête de la musique a été grandiose à l’Institut Goethe du Cameroun. Pour son deuxième soir, le festival international SLAMEroun a rassemblé sur la scène de cette mythique institution culturelle la crème du slam camerounais ainsi que des artistes invités du Gabon, de la Guinée Conakry, des Îles Comores et du Burundi pour un spectacle inédit durant lequel l’émotion, la joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous.

Yasang Madiga
Audience

Artistes de tout bord, Musiciens, slameurs, invités du festival et habitués du Goethe Institut Kamerun sont venus célébrer la fête de la musique ce 21 juin, décrétée  par le président de la république journée de deuil national en mémoire des 17 militaires Camerounais tombes dans une attaque du groupe terroriste Boko Haram dans la nuit du 09 au 10 Juin 2019, à Darak dans la région de l’Extrême Nord. Le public a observé une de silence en leur mémoire, avant l’ouverture du spectacle par le slameur Ugo Tchou qui a adroitement distillé les mots dans la langue de Molière et en langue Bemena de l’Ouest Cameroun. Le journaliste Julio Trésor viendra ensuite partager ses mots avec le public à l’écoute avant de céder la scène à la Burundaise Huguette qui va le « faire autrement », au grand bonheur des spectateurs réunis dans la cours du Goethe Institut. Le mercure va monter d’un cran lorsque le Comorien Da Genius accompagné de ses musiciens et de ses danseurs, va investir la scène pour une brillante performance qui  va rappelé au public que « Le slam résulte du mariage entre art de la performance et art poétique », comme le disait Marc Smith.

Grimo & W Charly
Huguette (Burundi)

Ce spectacle était également l’occasion pour le public d’écouter le single « Fotokolofata » de la slameuse Dark Spirit durant son passage. Un pur régal qui sera bientôt disponible. Ayang Madiga, le guerrier Bantou, usant du charme de ses mots, va également cristallisé les attentions durant sa prestation bluffante, morceau choisi de son spectacle « Mosaïque ». La magnétique Lydol quant à elle ensorcelé comme à son habitude le public « Yaoundéen », l’entraînant dans son univers coloré durant sa prestation pleine d’émotions et de frissons. La clôture, de toute beauté, a été servie sur un plateau d’argent par le slameur gabonais Anonym va refermé ce grand bal des mots qui a duré près de deux heures. Lesslameurs se sont succédé sur scène non seulement pour dire des mots pour la paix, mais également pour célébrer la musique. Et le public pour sa part s’est bien régalé des vers et des rimes au grand bonheur des organisateurs qui se réjouissent du succès de ce spectacle qui a pris tout son sens dans la ville des sept collines, capitale africaine du slam jusqu’au 23 juin.

Lydol
Yasser le Prince Noir