Le musée La Blackitude a servi de cadre au lancement de la première édition du festival SLAMeroun qui prendra fin le 23 juin prochain.

Ça sera désormais l’un des rendez vous incontournable du slam en Afrique. Le festival International SLAMeroun a été lancé hier jeudi 20 juin, à Yaoundé, au Cameroun. Pour cette première édition placée sous le signe de la promotion de paix, les participants à ce festival qui valorise le slam en ce qu’il célèbre la langue et donne du pouvoir à l’expression, ont pour ambition d’unir leur voix pour proposer une solution à la crise sociopolitique que traverse le Cameroun en ce moment. « Slam au service de la paix », le thème retenu pour cette première édition était au centre d’une rencontre d’échange qui avait pour cadre la salle d’exposition du musée La Blackitude.

Le panel était composé de Vanina Njouekou, experte en sciences sociales pour le développement et membre d’AISEC Cameroun, Christian Nana, directeur du musée La Blackitude et de Faithfull, directeur du festival SLAMeroun. Les trois intervenants on disséqués le thème et ont éclairés les lanternes des participants sur le rôle du slameur en tant que apôtre de la paix et l’impact du message véhiculé par le slam en tant que instrument pour la paix. «Le thème choisi est très important, car il tient compte la situation socioculturel et politique du pays en ces moments difficiles de son histoire et je suis convaincu que durant ses 3 jours de festivités les slameurs sauront présenter au public le slam comme un outil de consolidation de l’unité nationale et que le festival contribuera à l’accès et à la participation des populations aux activités culturelles durant ces jours-ci » a déclaré Christian Nana. Au terme des échanges également agrémenté par les témoignages de Rodrigue Ndzana et de Wassi Charly, les participants ont insisté sur l’urgence pour les slameurs de mettre leurs plumes au service de la paix, d’être des médiateurs de la paix, de lutter contre les messages de haine sur les réseaux sociaux et d’aller à la découverte de « l’autre ».

Cette première journée s’est achevée par le spectacle « Slam à Palabre », offert par une dizaine de slameurs au musée La Blackitude. Dans une ambiance joviale, le public présent a été consumé par la flamme des différents slam et surtout séduit par les différentes prestations des slameurs, tous aussi talentueux les uns que les autres. W Charly, Marah, Djemi la slameurs, Ayang Madiga, Mystère, Ugo Tchou, Yannick Do, Rodrigue Ndzana, Anonym du Gabon, Meriem Bouraoui de l’Algérie, Gamil alias Da Genius des Comores accompagné de son groupe ainsi que d’autres slameurs, ont donné le ton du festival SLAMeroun qui fera slamer durant trois jours la ville aux sept collines, Yaoundé.’

Le menu de cette deuxième journée du festival ce vendredi 21 juin vaut le détour. L’Institut Goethe à Bastos accueillera dès 19h le grand spectacle « Poetry Slam Nigth». Plusieurs slameurs d’envergure se succéderont sur la scène non seulement pour dire des mots pour la paix, mais également pour célébrer la musique. Ainsi le public se régalera des vers et des rimes qui seront servis par les artistes slameurs Lydol, Marsi Essomba, Dark Spirit, Fadif, Ugo Tchou, Ayang Madiga, Grimo & W Charly. La légion étrangère sera représenté quant à elle par Anonym du Gabon et Huguette Izobimpa du Burundi.