Par André SHAMBA

  1. La RDC : 4 jours de manifestations violentes contre la nouvelle loi électorale.

En République Démocratique du Congo, des manifestations organisées par les partis politiques de l’opposition et la société civile contre la nouvelle loi électorale sous examen au parlement ont tourné en émeutes à Kinshasa et dans certaines villes du pays comme Goma. Ladite loi conditionne à son article 8,  la tenue des élections présidentielle et législatives au résultat  du recensement général de la population, rapporte Radiookapi.net.

Pendant trois jours, partant du lundi 19 janvier, les congolais de Kinshasa sont sorti en milliers dans les rues de la capitale pour dénoncer ce qu’ils appellent « une manœuvre  du gouvernement» pour maintenir le président Joseph Kabila au pouvoir au delà de la fin officielle de son deuxième et dernier mandat selon la constitution du pays. Les manifestations se sont poursuivies le jeudi 21 janvier à Goma et Butembo à l’Est du pays et dans la ville de Kimpese  dans la province du Bas-Congo à l’ouest.

Le bilan fait état de 12 morts, dont deux policiers et plus de 300 personnes arrêtées selon le gouvernement. 42 morts par balles, essentiellement des civiles-manifestants, des dizaines de blessés, plus de  300 personnes arrêtées et des dégâts matériels importants, selon la Fédération internationale de droits de l’homme(FIDH).

Le vendredi 24 janvier, le Sénat congolais a adopté cette loi électorale amendée. L’article 8 à la base des contestations est complété et clarifié de sorte que la tenue des élections n’est plus conditionnée au résultat d’un recensement. « L’actualisation de la liste électorale en fonction des données démographiques doit se faire dans le respect des délais constitutionnels prévus pour l’organisation des élections présidentielles », précise le texte amendé, peut-on lire sur Radiookapi.net. De son côté, l’opposition promet de poursuivre les manifestations à partir du lundi 26 janvier prochain dans toutes les villes de la RDC.

  1. La Centrafrique : Libération des deux otages retenus par les Anti-balaka.

En République Centrafricaine, libération  ce vendredi 23 janvier d’une humanitaire française et d’un prêtre centrafricain qui étaient  aux mains des miliciens Anti-balaka, rapporte Rfi FM.

Thérèse Claudia Priest, 67 ans, était venue dans le pays pour mener les actions caritives pour le compte d’une association dénommée Imihoro. Elle avait été enlevée le lundi 19 janvier dans le quartier Fouh de Bangui avec le père Gustave et leur chauffeur. Ce dernier a été libéré suite aux négociations menées par l’archevêque de Bangui, la maire du 4e  arrondissement et un responsable des Anti-balaka, rapporte lemonde.fr.

« Je suis allé prendre madame Priest et le prêtre au pied de la montagne, et j’ai emmené madame Priest à l’Ambassade de la France. Nous avons un sentiment de soulagement»,  a déclaré l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga à Rfi, lui qui a joué un rôle important  dans les négociations pour obtenir cette double libération sans contrepartie – Les miliciens réclamaient la libération de l’un de leurs chefs, le général Andilo, arrêté le samedi 17 janvier par les casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations-Unies en République Centrafricaine(Minusca).

  1. Le Cameroun : L’armée libère un otage allemand.

Au Cameroun, un otage allemand enlevé en juillet 2014 par le groupe terroriste Islamiste Boko Haram a été libéré par l’armée camerounaise dans une opération la nuit de mardi 20 à  mercredi 21 janvier, a annoncé la présidence camerounaise dans un communiqué lu à la télévision nationale CRTV.

Nitsch Eberhard Robert a été ramené à Yaoundé par le secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun dans un avion militaire et accueillit par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun.

Le communiqué de la présidence camerounaise qui livre cette information ne donne aucun détail sur l’opération qui a permis cette libération.

  1. Le Tchad : Plus de 1000 étrangers arrêtés dans un contrôle de documents.

Au Tchad, plus de 1000 personnes des différentes nationalités ont été  interpellées depuis prés de dix jours dans des opérations de contrôle d’envergure dans la capitale tchadienne, a déclaré à l’AFP le commissaire Paul Manga, porte-parole de la police nationale.

« La plupart n’avaient pas du tout de pièces d’identité et ne peuvent justifier de leur origine. Compte tenu de la situation actuelle – engagement armé du Tchad contre Boko Haram -, cela peut constituer une menace (. . . ) et nous préférons éviter les mauvaises surprises », a-t-il expliqué pour justifier la multiplication des patrouilles, contrôles d’identité, fouilles dans les quartiers de Ndjamena.

  1. Lutte contre Boko Harama : Abubakar Shekau menace les dirigeants des pays voisins du Nigeria.

Le chef du groupe terroriste Boko Haram a menacé les chefs d’Etats des pays voisins du Nigeria qui se mobilisent pour combattre la secte Islamiste, rapporte pressafrik.com.                                                      Dans une vidéo postée sur Youtube le mardi 20 janvier, Abubakar Shekau, revendique l’attaque meurtrière de la ville de Baga en début janvier. «Nous avons tué le peuple de Baga. Nous les avons tués comme notre Dieu nous a demandé de le faire dans son Livre», déclare-t-il, avant de s’adresser aux présidents du Tchad, du Niger et du Cameroun. «Les rois d’Afrique, je vous défie de m’attaquer maintenant. Je suis prêt», rapport lefigaro.fr. Abubakar Shekau s’adresse directement à Idriss Déby Itno le président tchadien, qui a en voyagé son armée la semaine dernière appuyer celle du Cameroun dans la lutte contre les Islamistes.  Au camerounais Paul Biya il nargue, tu as «peur, tu as demandé l’aide des voisins».  Shekau s’attaque directement au président nigérien Mamadou Youssouf «Président du Niger, tu vas voir! Tu fais partie de ceux qui sont allés voir Hollande, le petit-fils de Charlie Hebdo.».

 

 

                                                               UN COUP D’ ŒIL A L’EST DE L’AFRIQUE

Le Burundi : Arrestation du directeur de la Radio publique africaine.

Au Burundi, Bob Rugurika, le directeur de la Radio publique africaine, une station privée la plus écoutée des Radios burundaises, a été écroué à la prison de Mpimba à  Bujumbura, le mardi 20 janvier dans l’après-midi. Il est inculpé de complicité d’assassinat, manquement à la solidarité publique et violation du secret d’instruction. Une inculpation que les avocats de la défense et les ONGs de droits de l’homme qualifient de la « surenchère », rapporte Rfi.fr. Il risque 20 ans de prison. Il est accusé d’avoir diffusé le témoignage d’un homme affirmant avoir été recruté par les services  secrets pour participer a l’assassinat de trois religieuses italiennes en septembre 2014, rapporte l’agence Bujumbura News. Dans ses aveux, cet homme qui  se présente comme l’assassin a mis en cause l’un des hommes puissants du pays, le général Nshimirimana, chargé de mission à la présidence après avoir passé huit ans à la tête des services secrets.